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L’entraînement
ou training autogène
La
méditation transcendantale
Afin de parer au stress, d’éliminer
les conflits d’ordre psychologique ou physique, outre la psychothérapie, vous
pouvez prendre part à des cours du type “ apprends à te contrôler ”.
Tels sont l’entraînement autogène, la méditation, la méthode Silva de
contrôle mental, etc.
L’entraînement
ou training autogène
Les séances
de psychothérapie supposent des fauteuils confortables, des tapis doux, une
musique “ transcendantale ” et la voix envoûtante du psychologue.
Les activités pratiquées dans un tel milieu se transforment habituellement de
manière ouverte ou détournée en séance d’hypnose. Nombre de patients se
posent alors la question “ Que vais-je faire après les séances ? ”.
Je recommande à titre indicatif de procéder à l’entraînement autogène.
Comme la méditation, c’est un exercice individuel de relaxation, qui peut être
effectué sans psychothérapeute. Et bien entendu non pas uniquement dans un but
de relaxation, car c’est en même temps un exercice d’accord.
Les acteurs, les sportifs ou
les pilotes ne sont pas les seuls à devoir disposer d’une capacité de
concentration, cela concerne tout le monde. En assimilant la méthode de
l’entraînement autogène, vous pourrez rapidement mettre un terme aux
influences du stress, à la tension, et en l’espace de 15-20 minutes, vous
reposer complètement et regagner votre énergie. De même que vous pourrez par
ce biais apprendre comment calmer la douleur sans l’aide de médicaments.
L’apprentissage de l’entraînement
autogène ne demande pas énormément d’information. La volonté résolue
d’une pratique régulière est bien plus importante. Dans le processus
d’auto-perfectionnement, le mot “ entraînement ” joue un
rôle-clé.
Exercices
de base
Respiration : allongez-vous ou asseyez-vous confortablement. Fermez
les yeux. Portez une attention passive à votre respiration, comme
quelqu’un de l’extérieur, n’essayez pas de l’influencer.
Si cet exercice est
d’apparence assez simple, il n’est pas si facile à effectuer. On est
parfois tenté de prolonger son expiration, car au moment d’expirer le
calme et la détente sont plus profonds. Ce qui amène inévitablement à
prendre une grande inspiration, troublant ainsi l’harmonie de
l’immersion autogène.
Poids :
allongez-vous ou asseyez-vous en remontant les genoux. Fermez les yeux,
laissez-vous aller, focalisez-vous de manière passive sur le calme. Restez
dans cette position relâchée et concentrez-vous de manière passive sur le
poids proprement dit de votre main droite. Quasiment de loin, continuez à
porter votre attention sur le poids de votre main jusqu’à en avoir assez.
En fonction de la manière
dont vous réussissez à réaliser l’exercice, vous sentirez également le
poids des autres parties du corps. Continuez de porter votre attention de
manière passive sur tout cela. Ne tentez pas de faire un effort volontaire
ni d’accélérer le processus. Toute opération venant de l’intérieur
ne peut qu’empêcher la formation de l’état autogène.
En pratiquant cet exercice
tous les jours 15 à 20 minutes pendant deux semaines, vous arriverez sans
aucune difficulté à atteindre et faire alterner la perception du poids de
chacun des membres de votre corps. Si entre temps vous réalisez que vous
n’avez absolument aucune perception de votre corps pendant un court
instant, cet état ne doit pas vous effrayer.
Chaleur :
positionnez vos mains de telle manière que vos deux paumes soient en face
l’une de l’autre. Fermez les yeux, relâchez-vous, concentrez-vous sur
le calme et la chaleur que dégagent vos paumes. Dès que vous ressentez
cette chaleur, rapprochez vos deux paumes de votre visage. “ Saisissez ”
avec votre visage la chaleur diffusée par vos paumes.
Si vous arrivez à vous
focaliser de manière passive sur la chaleur de la peau, vous pourrez réussir
à en augmenter la température de 2 ou 3 degrés. Si vos mains sont froides,
vous devez préalablement les réchauffer, sinon vous n’obtiendrez aucun
résultat.
En progressant dans cet exercice, la perception de la chaleur se répand dans
tout le torse. Si vous en êtes arrivé là, vous avez donc assimilé
l’exercice.
Plexus solaire :
fermez les yeux et relâchez-vous. Concentrez-vous sur la chaleur que vous
ressentez à l’intérieur, au niveau de votre estomac. Imaginez que le
soleil s’y trouve.
Si vous avez déjà assimilé
l’exercice précédent, vous êtes alors capable de vous concentrer de manière
passive sur la chaleur de votre corps. L’exercice appelé “ plexus
solaire ” vous permet de diriger cette chaleur selon votre choix dans
n’importe quelle partie de l’organisme. La focalisation de la chaleur à
l’intérieur du ventre régule le fonctionnement des organes digestifs. Cet
exercice ne doit pas être pratiqué en cas d’inflammation aiguë de la
cavité abdominale, d’hémorragie ou de tumeur.
Pouls :
asseyez-vous confortablement, fermez les yeux, détendez-vous. Positionnez
vos mains de manière à ce que vos deux paumes soient l’une en face de
l’autre. Joignez vos doigts, essayez de ressentir le rythme de votre cœur
qui bat dans le bout de vos doigts.
En
progressant dans cet exercice, vous ressentirez les battements dans d’autres
parties de votre corps. Vous aurez assimilé cet exercice lorsque vous
sentirez aussi les battements dans vos bras et dans votre torse.
Front
frais : fermez les yeux et relâchez-vous. Concentrez-vous de manière
passive sur la fraîcheur de l’air qui effleure votre front.
Cet exercice permet
d’augmenter les performances mentales, fait disparaître le mal de tête.
Ne tentez pas de ressentir explicitement du froid sur votre front. Cela
provoque des spasmes dans les veines cérébrales. La sensation de froid
doit être très légère.
Calme
Calme :
l’apprentissage de cet exercice ne peut être entamé qu’après avoir
assimilé tout ce qui précède.
Allongez-vous ou
asseyez-vous confortablement, les genoux pliés. Fermez les yeux et
relâchez-vous.
Effectuez jusqu’au bout les exercices de “ respiration ”,
“ poids ” et “ chaleur ”. Ensuite,
concentrez-vous de manière passive sur le calme. Même si vous êtes très
tendu, essayez tout de même de vous concentrer un peu sur la détente. De
l’état autogène, passez à l’exercice du “ front frais ”.
Les exercices
ci-dessus représentent la base de l’entraînement autogène. Cette liste peut
être complétée par d’autres éléments d’autosuggestion, mais qui
supposent de se fonder sur quelque chose en présence, d’être bref et
d’oublier l’usage de la formule négative “ non ”. Par exemple,
la phrase “ je n’ai pas peur de l’examen ” est inappropriée,
il faudrait la formuler ainsi : “ Je suis calme pendant l’examen.
Tout au long de l’examen je suis confiant ”. Comme est inappropriée
l’expression “ Je ne fumerai plus ”, qui doit être remplacée
par la formulation : “ Fumer est dégoûtant. Je vais me défaire de
cette habitude. J’en suis déjà libéré… ” Avec cette méthode, on
peut s’accorder à tout, apprendre comment lutter aisément et assurément
face à des situations les plus diverses, voire même extraordinaires.
La
méditation transcendantale
Maharishi
Mahes yogi en est le père fondateur. La
méditation signifie réflexion, et transcendantale, “ en dehors de la
limite ”. La MT équivaut donc à la “ réflexion en dehors de la
limite ” : en dehors de ce qui peut être vu, entendu, touché,
senti, ressenti et pris en conscience. Comme dans l’autre monde.
Ne vous affolez pas. À vrai
dire, tout cela est très simple. Le principal réside en ce que l’individu
doit pendant un certain moment transformer sa conscience et sa perception de la
réalité en celles d’un nouveau-né ; il doit se défaire des
connaissances, de l’expérience et des préjugés qu’il a accumulés. Dans
cet état, l’intellect pour ainsi dire entre en contact avec le “ savoir
pur ”, en conséquence de quoi la tension disparaît et l’individu
atteint l’“ harmonie cosmique ” intérieure.
La MT est plus facile à
assimiler que l’entraînement autogène. Il suffit de suivre une formation de
quelques jours. À la fin de celle-ci, l’instructeur donne à tout le monde
son mantra. Le mot “ mantra ” ne veut rien dire, mais il a
une consonance magique. Moi par exemple, je me suis vu attribuer le mantra “ sheare ”.
Que doit-on faire ensuite avec
ce mantra ? Au cours d’activités individuelles, nous devons nous parler
à nous-même durant quelques minutes, afin de nous soustraire aux “ chewing-gums
imaginaires ” à partir de la conversation poursuivie avec nous-même.
Après cela, nous devons atteindre pour quelques minutes l’état “ dépourvu
de mantra et de pensée ”, pour ensuite ouvrir les yeux, rester assis
dans le noir encore un peu et tout concevoir comme si nous venions juste de
naître.
Cette méditation doit être poursuivie deux fois par jour, le matin et le soir,
à raison de 20 minutes par séance. Ses effets sont fascinants.
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